SAUVONS Le Grand Chêne une 3ème fois ! MANIFESTONS le 13 décembre 11h à Saint Maur

Le samedi 13 décembre à 11h, l’association DEJAENAT94 organise un rassemblement devant la parcelle du Grand Chêne pour protester contre une nouvelle construction près de cet arbre multi centenaire situé 70 av. du Général Leclerc à St-Maur des Fossés.

Lire l’article paru sur le site 94 citoyens (cliquez sur l’image pour le télécharger)

Le 28 octobre 2025, la Préfecture a attribué un nouveau permis au même promoteur Joaquim Dos Santos, gérant de la SCCV ARBORESCENCE 70 pourtant lourdement condamné pour faux et usage de faux le 25 mai dernier à 5 ans d’interdiction d’exercer, 15 mois de prison avec sursis et 15.000€ d’amende, en plus de 3.000€ à verser à Dejaenat94.
J. Dos Santos a fait appel du jugement…

Il y a près 1 an, sous notre pression – un recours gracieux et contentieux, une manifestation, pression médiatique – la Préfecture avait retiré le précédent permis de Joaquim Dos Santos, pour fausses mesures du Grand Chêne.

Pour ce 3ème permis, 1 seul bâtiment de 10 logements serait construit en fond de parcelle. Si le houppier du Grand Chêne est un peu mieux pris en compte avec de nouvelles mesures de ses branches, la construction reste trop proche pour éviter tout élagage, et surtout, son système racinaire va être massacré.

Les racines charpentières, proches du sol, courent sur plus de 20m de longueur autour de l’arbre. Elles sont aussi longues que la hauteur de l’arbre selon la DRIEAT, un service de l’Etat.
Le promoteur va creuser à partir de 12,50m de distance sur le flanc Est (rampe accès voitures) et sur le flanc Sud (sous-sol).

Le système racinaire du Grand Chêne sera sectionné, et compressé par le passage des engins pour les travaux de démolition puis de construction.
Ce monument historique arboré est pourtant protégé par le Plan Local d’Urbanisme de Paris Est Marne et Bois. Le PLUI interdit de toucher à ses racines : le Droit et la Justice doivent préserver ce bien commun légué par plus de 10 générations avant nous.

Oui, les citoyens vont défendre ce monument vivant et qui doit le rester, sans mourir à petit feu. En votre nom, DEJAENAT94 va introduire une nouvelle requête devant le Tribunal Administratif pour annulation du Permis, conjointement à A.R.B.R.E.S et le GNSA.

Sur place le 13 décembre 2025, dans une ambiance conviviale, nous allons dénoncer les responsabilités :
– celles du promoteur Joaquim Dos Santos qui défie les lois et le bien commun avec sa société, ARBORESCENCE 70,
– celles de la ville de St-Maur et de son Maire Pierre-Michel DELECROIX, comme son prédécesseur, maintenant député, mais toujours élu municipal, Sylvain BERRIOS, qui soutiennent ce promoteur en ne faisant pas respecter le PLUI
– Mais aussi la Préfecture qui n’a pas encore compris l’impossibilité de construire sur cette parcelle sans remettre en cause le Grand Chêne.

Notre projet alternatif est une réhabilitation légère des bâtiments existants pour en faire une Maison d’Education à l’environnement et à la biodiversité : un autre monde de sensibilité, de partage, d’émerveillement, plutôt qu’une promotion immobilière lucrative.

Le 13 décembre à 11h00, nous espérons être nombreux-ses pour faire pression sur l’administration et nos élus, et pour alerter la population des menaces qui pèsent sur cet arbre majestueux.

« Nous sommes le Vivant qui se défend »

Contacts presse : Philippe 06 28 32 77 27 ou Denis 06 89 30 20 20
info@dejaenat94.org   www.dejaeanat94.org

PLAN MASSE DU NOUVEAU PERMIS DE CONSTRUIRE : Le promoteur oublie de mentionner les racines de cet arbre classé « Remarquable ».
Extrait du Plan d’Urbanisme : « L’abattage, l’élagage et toute autre atteinte à l’intégrité de ces arbres (racines etc…) sont interdits »

Plan Masse du nouveau permis de construire de la SCCV Arborescence 70 du promoteur Joaquim Dos Santos

Continuez de soutenir notre association en faisant un don sécurisé et déductible des impôts via la Plateforme HelloAsso

Comment Altival (prolongement RD10) va créer plus de bouchons et de trafic routier à Champigny, Avenue du Général de Gaulle et à la fourchette de Bry

Altival est le nom du boulevard urbain pour voitures, poids lourds, motos, doublé d’une voie pour bus aussi appelé « prolongement de la RD10 ». Cette route va traverser Champigny sur Marne derrière le magasin Leclerc, puis détruire les jardins en face de la déchetterie, raser les friches et les arbres au pied de la Résidence du Plateau aux Mordacs pour rejoindre la RD4 à la tour Hertzienne.
Le Boulevard ALTIVAL (RD10) aux Mordacs, c’est un trafic routier supplémentaire sous-estimé pour Champigny, et qu’on va retrouver notamment Avenue Du Général de Gaulle.

Car cette nouvelle voie urbaine vendue comme LA solution pour désenclaver les quartiers de Champigny va surtout attirer le trafic routier qui viendra d’Ormesson, Chennevières, Saint Maur, vers les Mordacs à Champigny puis rejoindre l’autoroute A4 à la fourchette de Bry.

Carte qui montre le trafic routier arrivant du sud, de Chennevières et Ormesson et qui va rejoindre l’A4. Aujourd’hui, c’est déjà saturé. Imaginez quand le boulevard va être aménagé aux Mordacs !

En arrivant du sud, la route Altival redevient la RD10 et va arriver à Villiers à hauteur de Bricorama. Ensuite, les voitures et poids lourds qui vont arriver du sud vont vouloir retrouver l’A4 et vont saturer le pont sur l’autoroute, puis l’avenue du Général de Gaulle.

Pont sur l’A4 en face de Son&Vidéo

Tout ce trafic routier va arriver sur l’avenue du Général de Gaulle, à hauteur de l’entreprise Son&Vidéo. Il va retrouver toutes les voitures qui arrivent de Bry, Noisy et qui longent ou évitent l’A4.
Cette saturation totalement prévisible n’a pas été anticipée par le CD94 dans les études d’impact. Le CD94 s’est contenté de travailler sur le trafic qui repartira vers Noisy le Grand.
Personne n’a pensé aux Campinois de l’avenue du Général de Gaulle.

Près de 1000 personnes familles vivent sur cette avenue, dont une grande partie dans 2 résidences sociales à la Fourchette (Les Gallitrais)
Pour ces familles, les enfants, mais aussi les salariés et clients de Son&Vidéo et du restaurant « Le Bouillon » qui habitent ou travaillent le long de l’avenue du Général de Gaulle, c’est déjà l’enfer au quotidien.
Pour les piétons, c’est la galère et ne parlons pas des cyclistes puisqu’il n’existe aucun aménagement sur la RD3.

Pensons aussi aux habitants des « Marais » De Gaulle

Vidéo qui explique comment les voitures qui vont arriver de Chennevières vont venir gonfler le trafic Avenue du Général de Gaulle

Toutes les photos ont été prises le matin, en journée, le soir en octobre et et novembre 2025. C’est désormais en permanence que l’avenue du Général de Gaulle est saturée !

Pour les habitants de la résidence du Plateau aux Mordacs, le Boulevard Altival va ressembler à ça sous leurs fenêtres :
AVANT

APRÈS

Encore un nouveau permis de construire près du Grand Chêne !

Le 28 octobre 2025, la Préfecture a attribué un nouveau Permis pour la parcelle du Grand Chêne de Saint Maur des Fossés, au même promoteur Joaquim Dos Santos (SCCV ARBORESCENCE 70)
Ce promoteur a été pourtant lourdement condamné pour faux et usage de faux le 25 mai dernier à 5 ans d’interdiction d’exercer, 15 mois de prison avec sursis et 15.000€ d’amende, en plus de 3.000€ à verser à Dejaenat94.
Mais le promoteur faussaire qui avait reconnu les faits devant lors de ses garde à vue et lors du jugement, a fait appel du jugement qui devient « non exécutoire…. »

Il y a près 1 an, sous notre pression, un recours gracieux et un recours contentieux au Tribunal de Melun, une manifestation et la pression médiatique – la préfecture avait retiré le précédent permis de juillet 2024 pour fausses mesures du Grand Chêne.

Pour ce 3ème permis de 2025, 1 seul bâtiment de 10 logements serait construit en fond de parcelle. Si le houppier du Grand Chêne est un peu mieux pris en compte avec de nouvelles mesures de ses branches, la construction reste trop proche pour éviter tout élagage, et surtout, son système racinaire est encore une fois oublié, alors qu’il va être massacré !

Et nous constatons encore le soutien tacite du Maire Pierre-Michel Delecroix. Alors qu’il a été interrogé par la Préfecture, le Maire répond dans un courrier que tout est en ordre pour lui, tant que le promoteur respecte la réglementation.

Comme avant lui Sylvain Berrios, devenu Député mais toujours au Conseil Municipal, le nouveau Maire Pierre-Michel Delecroix continue de soutenir ce promoteur alors que le Maire de tous les Saint Mauriens devrait protéger son patrimoine arboré dont le Chêne de Saint Maur est le symbole !

Comment ne pas penser à un autre grand arbre ?
Le Cèdre de Chateaubriand qui n’a pas supporté la construction des bâtiments de la fondation Cartier à Paris. Ses racines ont subi des attaques irréversibles et il en est mort. Nous ne voulons pas de ça pour le Grand Chêne. Lire l’article du Parisien ici

Continuez de soutenir notre association en faisant un don sécurisé et déductible des impots via la Plateforme HelloAsso

Fête de la science & Marche citoyenne pour des Solutions contre les Pollutions le samedi 11/10 à

Dans le cadre de la Fête de la Science, un collectif d’associations locales* appelle à une Marche citoyenne pour des Solutions contre les Pollutions le samedi 11/10 à 10h00, place de la Louvière, RER Saint-Maur Le Parc
Cette marche dans la ville de Saint-Maur sera ponctuée de courtes conférences sur le thème des impacts des pollutions environnementales sur notre santé et des solutions possibles. 

Tout au long du parcours, des expert-es partageront leurs savoirs et leurs visions au cours de 4 étapes : 
10h – RER Le Parc – Santé et mobilité urbaine avec Giovanna Fancello, chercheuse à l’Inserm
10h50 – Mairie de St Maur – Santé et changement climatique à Saint Maur avec Luc Abbadie, écologue
11h20 – Devant le cinéma le Lido – Eau potable et pollutions, avec Jean Claude Oliva, Coordination Eau IDF
12h – Marché Adamville – Déchets et pollution de l’air, avec Sheerazed Boulkroun, chercheuse en cardiologie-vasculaire à l’Inserm

L’objectif : identifier les causes et promouvoir des solutions concrètes et reconnues scientifiquement face aux pollutions qui affectent nos milieux de vie, notre santé et celle de la biodiversité.

Le collectif a besoin de faire connaitre cet appel à « marcher » aux citoyens : 3.500 flyers sont à diffuser. Merci de s’inscrire pour distribuer les flyers à l’aide du tableau : https://lite.framacalc.org/5z0iyv8rzv-agxb
Contact : uneseulesante94@gmail.com


*Le Collectif : Dejaenat94, Nature et Société, Saint Maur en Transition, Coordination Eau Ile de France, Collectif 3R, Zéro Déchet Saint Maur

A noter que le Député de notre circonscription, Sylvain Berrios, s’est abstenu lors du vote de la Loi Duplomb autorisant des nouveaux pesticides :

La réponse d’Ile de France Mobilités : zéro bus à l’horizon 2026 sur les voies Altival. Comment le CD94 a menti au public et au Commissaire Enquêteur…

Après de multiples relances, nous voulions obtenir de la part d’Ile de France Mobilités (IDFM) la copie des études qui ont été utilisées par le CD94 pour construire le dossier d’enquête publique du projet Altival.

Enfin, après un recours auprès de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), nous avons reçu le document d’étude réalisé par IDFM pour prévoir une réorganisation des lignes de bus dans le secteur d’Altival.

Ce document PDF de 19 pages détaille les lignes de bus qui devaient emprunter Altival à l’horizon de l’ouverture de la gare Villiers-Bry-Champigny, annoncée pour juin 2026. Cliquez sur l’image ci-dessous pour le télécharger en totalité :

Voici notre analyse détaillée de cette « note » sur la restructuration des lignes de bus totalement hypothétique : allez directement à la page 10 où chaque ligne du secteur autour d’Altival est décrite avec son tracé potentiel, impacté ou pas par Altival.

A plusieurs reprises, le CD94 avançait dans les documents d’enquête publique, qu’une « Quinzaine de 15 bus«   devait emprunter les voies Altival ( Pages du rapport d’enquête publique)

 Mais il n’en est rien. D’après cette « note bus » d’IDFM, nous avons la confirmation que la plupart des lignes du secteur n’empruntera pas Altival et qu’on est très loin des 15 lignes de bus annoncées :
Ligne 106 : A condition de changer son itinéraire, elle empruntera Altival du Site de maintenance du Métro à la gare Villiers-Bry-Champigny (VBC) sur 300 mètres. 1 station Altival sera desservie (VBC) suivant les voiries de la RD10 qui sont déjà existantes. Si on change son tracé, elle ne desservirait plus le Lycée Marx Dormoy ni la Gare de Villiers sur Marne ?

Ligne 207 : A condition de changer son itinéraire, elle empruntera Altival du Leclerc à Champigny à la gare Villiers-Bry-Champigny (VBC) sur 500 mètres. 1 seule station serait desservie (VBC) sur le tracé de voiries de la RD10 déjà existantes. Quid de la desserte de la gare de Villiers ?

Ligne 306 : A condition de changer son itinéraire, elle empruntera Altival du Plateau à Champigny (Lidl-La Romainville) aux Armoiries – 1km

Ligne 308 : A condition de changer son itinéraire, elle empruntera Altival de la déchetterie de Champigny à l’Hopital de Marne la Vallée et pas plus loin, faute de TVM-Est. Mais elle ne desservira plus la Gare de Villiers sur Marne ?
Pour un habitant du Bois l’Abbé, situé Rue Boileau, le trajet vers la future gare Bry-Villiers-Champigny (VBC) de la ligne 15 via la ligne 308 sera relativement rapide (15-20 minutes), mais le gain de temps lié à Altival restera limité (2 minutes). Le trajet en vélo sera plus rapide…

Lignes 108, 110, 120, 208 : elles croisent Altival mais ne l’empruntent pas – aucune station Altival desservie

Ligne 206 : Empruntera Altival de l’entrée de Noisy le Grand jusqu’à Noisy le Grand Mont d’Est. Ce tracé existe déjà dans Noisy le Grand. Cette portion du tracé étant celle du projet de TVM Est, les voiries ne seront pas aménagées et le bus empruntera des voies existantes dans la circulation comme aujourd’hui.

Ligne 317 : Empruntera Altival de l’Hôpital de Marne la Vallée jusqu’à Noisy le Grand Mont d’Est. Mais comme ce tracé était celui du TVM Est, il n’ira pas plus loin que l’hôpital.

Ligne 209 : Emprunterait Altival de la tour hertzienne vers le sud. Mais comme ce tracé n’est pas dans le projet actuel, cette ligne ne desservira aucun arrêt d’Altival à ce jour. Ne desservira pas le nord d’Altival vers la gare VBC

Ligne 210 : A condition de changer son itinéraire, empruntera Altival des Armoiries à la gare VBC (300 mètres)

Ligne 307 : bus navette dans Villiers supprimée en 2009 !

Pour les autres lignes devant être créées par IDF Mobilités un jour, à la page 12 de l’étude socio-économique, il est écrit :

« Les lignes Sx, D8 et D10 sont des lignes nouvelles dont l’itinéraire dépendra de la réalisation ou non de l’infrastructure Altival »

Or, Altival ne dépassant pas la RD4 à la tour Hertzienne, il y a fort à parier qu’aucune de ces lignes ne sera créée par IDFM pour 1km ou 2km. La ligne S7 restera au sud, sans desservir la gare VBC

Bilan : 
Sur 17 lignes « impactées », 4 n’existent pas encore, 1 a été supprimée, 4 croisent Altival mais ne l’empruntent pas, certaines n’empruntent qu’une toute petite partie, et encore si on modifie leur tracé sur une partie, voire quelques mètres.
Aucun bus existant n’empruntera les secteurs 6 et 7 à ce jour dans les friches derrière la résidence du Plateau à Champigny aux Mordacs, dans les parties en friche encore vierges de toute urbanisation. Le nouveau boulevard accueillera bien des voitures et des poids lourds.


DES HABITANTS PRIVES DE DESSERTE !
Sur 4 lignes desservant Champigny, 1 seule desservirait le Bois l’Abbé (308) et encore, pour un gain de 2 minutes, et à condition de changer son itinéraire, et si les habitants de Villiers sur Marne acceptent qu’elle ne desserve plus leur ville.
Si les lignes 106, 207 et 308 sont redessinées selon les projections de IDFM, une partie des habitants de Villiers et Champigny pour certains quartiers, seront privés de desserte de la gare RER de Villiers sur Marne ! Cette gare accueille 68 000 passagers par jour.

LES MENSONGES DU CD94 PENDANT L’ENQUËTE PUBLIQUE D’ALTIVAL :

Pourquoi ces informations sont-elles capitales dans ce dossier ?
Toute l’argumentation du CD94 reposait sur les « 15 bus » devant emprunter Altival et desservir les quartiers du haut de Champigny. Les riverains et les habitants ont donc cru à ces mensonges et peu se sont posés des questions sur la réalité des lignes de bus qui devaient les desservir.
Le CD94 a aussi menti au Commissaire enquêteur en ne lui donnant pas la réalité du réseau devant emprunter Altival.
Le CD94 a aussi menti sur les calculs de rentabilité du projet Altival : Ce qu’on appelle la VAN, ou Valeur Actuelle Nette. En basant la VAN sur un réseau plus large qu’il ne sera réellement, et un réseau qui dessert un périmètre géographique plus large que la réalité, il a faussé les calculs de cette VAN, rendant le projet Altival « rentable » selon les études Socio Economiques. Nous revenons sur ces calculs de rentabilité dans un autre article.

Quand les habitants du Bois l’Abbé, des Mordacs, du Plateau, de Coeuilly, vont découvrir qu’on va sacrifier les derniers espaces verts de Champigny pour faire passer surtout un boulevard et AUCUN BUS pour les desservir, ça va faire l’effet d’une bombe, non ?

La rentabilité économique d’Altival totalement faussée dans le dossier d’Enquête Publique – Attention, dossier technique !

Pour permette de décréter un projet d’utilité publique, il faut une enquête publique et des documents sur lesquels les habitants et le Commissaire Enquêteur peuvent travailler. Un des documents les plus ardus à étudier est l’étude Socio Economique (cliquez pour télécharger le PDF).
On vous passe les détails, mais un point important est à retenir : l’Etat et les Collectivités utilisent une sorte de barème qui permet de considérer la rentabilité d’un projet. d’aménagement. Cette valeur appelée « Taux de Rentabilité Interne » (TRI) se calcule selon 2 méthodes :

-L’application de la méthode francilienne
– L’application de la méthode instruction ministérielle

Dans le cas d’Altival, l’application de la méthode francilienne conduit à un taux de rentabilité immédiate du projet de 8,8%. Le taux de rentabilité interne est de 10,8%.
L’application de la méthode instruction ministérielle conduit à un taux de rentabilité immédiate du projet de 2,8% et un taux de rentabilité interne de 4,4%.

COMMENT SE CALCULE LE TRI : La Valeur Actuelle Nette – la VAN
C’est une valeur qui prend en compte plusieurs facteurs, dont les reports modaux (entre bus et voiture, voiture et métro), la pollution, le nombre de voyageurs, etc…
On passe sur les prévisions fantaisistes de report entre la voiture et le bus, si on regarde juste le trafic voyageur, il a été surestimé par le CD94 car Altival ne dessert pas les quartiers et villes cités dans les études socio-économiques !

Alors qu’aucun bus existant n’empruntera le boulevard Altival et ses voies de bus sur la totalité du trajet (article sur ce sujet), les prévisions de trafic tablaient sur un trafic de 33 000 passagers par jour. Elles étaient calculées sur le projet global jusqu’à Noisy le Grand Mont D’Est et plus au sud vers Ormesson

Le TVM-Est supprimé, c’est 30% de tracé en moins :

Car contrairement à ce qui est écrit partout, le projet Altival ne desservira PLUS la gare ni le secteur de Noisy Mont d’Est. Sur 6 stations situées à Noisy le Grand, le boulevard Altival devait se confondre avec le projet de Bus à Haut Niveau de Service appelé TVM-Est. Ce projet de BHNS a été définitivement abandonné par le Département du Val de Marne en juillet 2024.

Avec la disparition du TVM Est, les prévisions de trafic voyageurs sont forcément caduques et nécessitent de refaire les calculs de rentabilité du projet Altival, amputé de 30% de son tracé. La rentabilité interne d’Altival est fortement remise en cause :

-La suppression du TVM-Est pourrait faire baisser la fréquentation d’Altival de 10 à 15 % supplémentaires en plus de la suppression de Noisy-le-Grand elle-même. Cela pourrait faire passer la fréquentation globale sous le seuil de rentabilité, la VAN, (fixée à 6,74 M de voyageurs/an), même dans un scénario où Noisy est partiellement maintenu.
A lui seul cet argument suffit à poser la question de la rentabilité du projet Altival.

Un périmètre géographique surdimensionné

D’autre part, dans son étude socio-économique, le maitre d’ouvrage indique que :

« Parmi les 3 600 voyageurs empruntant les aménagements d’Altival à l’horizon 2025, plus d’un voyageur sur six (600) a pour origine les quartiers des Mordacs ou Bois l’Abbé à Champigny »

Ces études et estimations ont été réalisées sur des informations de 2013 avant les modélisations définitives de tracé et l’étude socio-économique qui fait partie du dossier d’enquête publique mentionne que :
« Le programme Altival n’intègre plus le réaménagement de la RD4 et l’accroche avec les lignes de bus desservant les quartiers des Mordacs et de Bois l’Abbé »

Il n’est donc pas réaliste ni probable qu’on cite 600 voyageurs par jour originaires de ces quartiers alors qu’Altival ne les desservira pas. D’après nos propres calculs, le trafic voyageur empruntant les voies de bus Altival devrait être réduit de 40% par rapport au estimations comme vous le lirez plus bas.

D’ailleurs, dans les pièces de l’étude socio-économique, tous les calculs d’intérêt économique reposent sur des hypothèses erronées puisque le périmètre des données collectées repose sur un périmètre géographique plus large que le projet présenté dans le dossier d’enquête publique.

Alors que le boulevard Altival  s’arrêtera à l’entrée de Ville de Chennevières sur la RD4 et n’ira pas plus loin, le CD94 définit le périmètre du secteur d’étude comme s’étendant jusqu’à Ormesson voire Tournan en Brie dans certains documents, où ne vont pas les bus empruntant Altival.

Comment la modélisation peut-elle mentionner des communes non desservies ?

Le document d’étude socio-économique du projet Altival, notamment les cartes de répartition des usagers et les analyses de fréquentation, citent donc des communes qui ne sont en fait pas desservies, ni de près, ni de loin.
On aurait dû/devrait écarter du périmètre les communes de  Noisy-le-Grand (TVM-Est abandonné), Chennevières-sur-Marne, Ormesson-sur-Marne, Sucy-en-Brie et le Bois l’Abbé (quartier partagé entre Champigny-sur-Marne et Chennevières) tous non desservies par des lignes existantes pour aller au métro sur les voies Altival.

En s’appuyant sur les pages de l’étude montrent une carte de densité des flux et une carte de contribution aux gains de temps. Voici la part du trafic estimé :

Commune / quartierPart estimée du trafic total
Noisy-le-Grand~15 %
Chennevières~7 %
Ormesson~3 %
Sucy-en-Brie~10 %
Bois l’Abbé-Champigny~5 %
Total retiré~40 %

Si on supprime la desserte de ces zones, on doit réduire les flux de voyageurs de 40 %. Sachant que la VAN initiale repose sur 9,5 M voyageurs/an, cela donnerait un nouveau trafic à environ 5,7 millions de voyageurs/an :

Recalcul de la VAN pour 5,7 M voyageurs/an, on utilise le même modèle d’ajustement :

CONCLUSION :

Puisque Altival ne dessert pas Noisy-le-Grand, Chennevières, Ormesson, Sucy-en-Brie et le Bois l’Abbé, alors :

– Le trafic est réduit à environ 5,7 M de voyageurs/an

-La VAN devient négative, à environ −27,7 M€

Une VAN négative signifie que le projet n’est pas rentable économique. Cela remet en cause la rentabilité socio-économique du projet !
Si on revient au TRI, et si on recalcule avec –40 % d’usagers (gains × 0,60) , avec la Méthode francilienne :
Avantages ≈ 111 M€ (185×0,60), Coûts 150 M€VAN ≈ −39 M€ → ce taux n’est plus positif !
Selon la méthode ministérielle : Avantages ≈ 155 M€ (258×0,60), Coûts 243 M€VAN ≈ −88 M€le Taux de rentabilité interne est nettement négatif.

Le Commissaire Enquêteur n’a pas vérifié cette information. C’est vrai qu’elle n’intéresse personne tant elle est technique.

Pourtant, dans un courrier du Ministre des Transports d’avril 2025, en réponse à nos interrogations sur le projet Altival et alors qu’on n’avait pas encore recalculé la VAN et qu’on n’avait pas encore la note sur les bus d’IDFM Mobilités, le Ministre utilisait cet argument pour justifier de l’intérêt économique du projet :

Pas de chance, Monsieur le Ministre, les calculs sont faux…

NOUS ATTAQUONS EN JUSTICE LE PROJET ALTIVAL (encore !)


En 2020, les Préfets de Seine Saint Denis et du Val de Marne avaient Déclaré d’Utilité Publique le projet (une DUP). Suite au rejet de notre premier recours déposé en 2020, en première instance et en appel, nous déposons aujourd’hui un nouveau recours contre Altival.

Car en 2025, sur la demande du Conseil Départemental 94, les mêmes préfets signaient un arrêté de prorogation de la DUP, une prolongation pour 5 ans.

Or, nous estimons que le projet n’est plus du tout le même que celui de 2019 et qu’il a subi des modifications importantes, substantielles mêmes : nous expliquions tous les détails dans l’article précédent :
http://www.dejaenat94.org/2025/03/27/altival-vrai-boulevard-vraies-friches-detruites-et-bus-fantome/

Notre recours a été déposé à la date limite. Maintenant, la Justice va prendre son temps. Mais nous n’attendrons pas 2030 pour agir. D’ici là, nous avons besoin de la mobilisation des habitants-es des quartiers qui n’auront pas de bus pour aller au métro, mais qui auront des poids lourds sous leurs fenêtres. Rejoignez-nous, adhérez, faites connaitre Dejaenat et participez à nos mobilisations.

Le promoteur faussaire du Grand Chêne condamné, notre association est reconnue victime

Ce lundi 26 mai, Joaquim Dos Santos, le promoteur qui avait déposé un permis de construire sur la parcelle du Grand Chêne en utilisant des fausses signatures d’architecte a été condamné pour faux et usage de faux, à 15 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et 5 ans d’interdiction d’exercer dans l’immobilier.
Nous étions quelques-uns-es à l’accueillir sur les marches du Palais de Justice avec des panneaux et banderoles à son arrivée.

Adhérents et sympathisants de Dejaenat sur les marches du Palais de Justice de Créteil, le 26 mai 2025 pour accueillir le promoteur Joaquim Dos Santos à son procès

Pour notre association : 
Notre demande d’être partie civile a été déclarée recevable : nous recevons 1000 euros pour préjudice moral, 2000 euros pour frais de justice.
Nous sommes surtout contents d’être reconnus comme une association, représentant un arbre, « victime » et donc en droit d’exiger des réparations. C’est très important. 
Pour fêter nos 5 ans d’existence, c’est chouette !

L’Ordre des Architectes d’Ile de France est reconnu victime également, pour le préjudice d’image causé par l’affaire.

La Mairie de Saint Maur ne s’étant pas constitué partie civile, elle n’a donc rien demandé et donc rien obtenu. Elle ne s’est pas déplacée du tout…

Les sbires du promoteur et sa société la SCCV ARBORESCENCE 70 pourront encore déposer d’autres permis de construire près du Grand Chêne, et nous serons là pour nous y opposer et nous avons toujours besoin de soutien financier. Merci de continuer à nous soutenir financièrement, via ce lien :
https://www.helloasso.com/associations/collectif-pour-la-defense-des-jardins-et-espaces-naturels-du-val-de-marne/collectes/pour-un-projet-qui-preserve-le-plus-vieux-chene-d-ile-de-france

Quelques articles à lire sur le sujet :

le Parisien :
tout-ca-cest-que-pour-du-fric-15-mois-de-prison-avec-sursis-requis-contre-le-promoteur

94Citoyens
https://94.citoyens.com/2025/permis-de-construire-signes-par-un-architecte-mort

Actu.fr
https://actu.fr/ile-de-france/saint-maur-des-fosses_94068/proces-de-l-architecte-fantome

Le Parisien
https://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/je-netais-pas-au-courant-de-son-deces

Site Boursorama
https://www.boursorama.com

Bonne lecture et merci encore pour vos soutiens, vos encouragements et votre présence à nos côtés,

Le Grand Chêne de Saint-Maur : 17 faux permis de construire – Correctionnelle pour le promoteur le 26 mai 2025

Les représentants des associations parties civiles – Dejaenat et FNE IdF – exigent un vrai procès (© Dejaenat 11/9/23)

Notre association, qui s’est portée partie civile, le Collectif de Défense des Jardins et des Espaces Naturels – Dejaenat94 – appelle à être nombreux le 26 mai 2025 dès 12h30 au Tribunal judiciaire de Créteil pour l’audience en correctionnelle du promoteur Joaquim Dos Santos : ce dernier est accusé de faux et usage de faux dans de nombreux permis de construire et pendant plusieurs années, en utilisant la signature d’un architecte décédé, Jean-Claude Richard.

Cette affaire a été dévoilée par Dejaenat en juillet 2022, qui en a informé immédiatement le Procureur de Créteil et la Ville de Saint-Maur à l’occasion des travaux de défrichement sur la parcelle du Grand Chêne multiséculaire.

Plusieurs parties civiles seront présentes à l’audience, comme lors de la tentative de Reconnaissance préalable de Culpabilité du 11 septembre 2023. La Ville de Saint-Maur avait brillé par son absence malgré le préjudice d’image subie, malgré le préjudice occasionné aux saint-mauriens, acquéreurs d’appartements sans permis ou sans architecte responsable… Des riverains ont subi des désordres très importants.

Les villes de Saint-Maur (17 permis), Ormesson (1 permis) et de Chennevières (1 permis) vont-elles demander réparation à l’audience pour ces permis falsifiés et incriminer le promoteur ? Jusqu’à présent, Joaquim Dos Santos a été laissé tranquille, lui permettant de continuer ses opérations immobilières bien juteuses à Saint-Maur, en toute impunité.

A l’occasion de ce procès, bien des questions restent sans réponse quant à la période d’utilisation d’une fausse signature, 5 ou 10 ans, le nombre de permis incriminés, la connaissance par les différents acteurs concernés que l’architecte était fantôme, avant ou après son décès…

L’absence de tout contact avec l’architecte – et pour cause ! – dans l’instruction de ces dossiers de permis de construire n’aurait pas fait réfléchir en haut lieu ? Aucune réaction dans les Mairies, malgré les alertes sur les fausses déclarations et mesures du grand Chêne dans le dossier de PC du promoteur : des riverains, plusieurs associations, la Préfecture, et des dizaines de milliers de pétitionnaires ont pourtant essayé d’attirer l’attention sur ces incohérences, y compris lors de recours en justice.

Découvrons la vérité lors de l’audience, elle est plus complexe que rapportée jusqu’à présent. Le dossier d’enquête est vide ou presque, les investigations inexistantes, les complicités non recherchées…

Nous voulons connaitre les faits, les liens, les conditions ayant autorisé une telle impunité pendant si longtemps, au détriment des saint-mauriens, acquéreurs ou riverains, au détriment du monument historique et naturel qu’est le Grand Chêne. 85 000 signataires de pétition attendent cette vérité !

Les parties civiles constituées – riverain, Ordre des Architectes, Dejaenat – exigent réparation, mais aussi la mise à plat du système Dos Santos.

Téléchargez le communiqué en pdf

Boulevard Altival : nous saisissons la Cour Régionale des Comptes

Dans un courrier recommandé de ce jour, nous avons saisi la Cour Régionale pour attirer son attention sur le coût faramineux du projet de Boulevard Altival. Les adhérents de l’association DEJAENAT 94, s’interrogent sur la pertinence du projet de Boulevard ALTIVAL porté par le Département du Val-de-Marne ;

Car, outre l’impact écologique de ce projet (l’avis de la MRAE datant de 2019 y était d’ailleurs défavorable), qui entraîne l’artificialisation de terrains restés jusqu’ici en friche, offrant aux habitants des quartiers limitrophes un « poumon vert » naturel, nous nous questionnons sur le coût annoncé des travaux, estimés à 211 millions d’euros pour 4 kilomètres, soit 52 millions d’euros par kilomètre, un coût qui nous paraît faramineux.

Comparativement, le budget de l’A69 qui devait relier Toulouse à Castres était de 500 millions d’euros pour 62 kilomètres, soit  6,5 fois moins cher ! Or, le 27 février dernier le Tribunal administratif de Toulouse a annulé les autorisations environnementales de ce chantier.

Le projet de Boulevard Altival nous apparaît inutile sur le plan des déplacements et néfaste sur le plan environnemental ; nous nous interrogeons sur de possibles surfacturations, prises illégales d’intérêts, voire détournements de fonds publics qui expliqueraient son coût démesuré.

En tant qu’habitants de Champigny-sur-Marne, nous avons bien d’autres idées pour faire de cette friche un espace vivant, créateur d’emplois, sans artificialiser déraisonnablement les sols (création d’un pôle d’économie circulaire en lien avec la déchetterie et Emmaüs déjà présents, culture de fleurs comme aux Murs à Pêche à Montreuil…), parc botanique, pour des emplois locaux et durables.